Page 37 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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● Le numéro 67 est la maison de la famille Roseau, c’est la maison de laquelle les soldats
avaient décidé de s’établir pour tirer à la mitrailleuse sur les hommes qui essayaient de
fuir. Le choc de la famille Roseau est appuyé lors de la visite en expliquant que la cave de
la maison avait été pillée et que les soldats postés dans la cuisine buvaient, chantaient et
dansaient.
● Le numéro 16 est la maison Trackoen, y vivait l’un des plus jeune massacré, René, âgé
alors de 15 ans. On explique au groupe que bien que l’ordre avait été donné de rafler les
hommes de 18 à 55 ans, les SS n’ont pas vérifié et ont opéré au faciès. Les Ascquois ne
parlant pas allemand, il était difficile de les prévenir ou de pourparler avec eux, ce qui
explique la présence de victimes trop âgées ou trop jeunes.
● La maison suivante est la maison d’un résistant de papiers, qui ne faisait pas partie du
groupe d’Ascq. Ses actes de résistance se traduisaient dans la réalisation de faux papiers
notamment le certificat requis pour être exempté de travailler en Allemagne.
● Le groupe passe dans la rue Gaston Baratte mais aussi la rue des Martyrs qui était
l’ancienne rue de la gare du village.
● L’ancienne cabine d’aiguillage est visible sur le bord des rails, c’est l’occasion d’évoquer la
figure d’André Ollivier mais aussi celles d’Elie Derache et de M. Carré employés à la gare
plus loin. L’importance des cheminots dans le village transparaît quand le médiateur
apprend au groupe que 22 des massacrés étaient des cheminots. La temporalité du
massacre est de nouveau donnée, la visite n’ayant pas de sens chronologique particulier.
● Le bâtiment du bureau de poste, encore dédié à ce service aujourd’hui, continent des
impacts de balles qui sont visibles. C’est l’un des seuls bâtiments où les traces de la nuit
d’horreur ont été gardées avec des restaurations sur les autres maisons. Le choix de
restaurer les maisons découle de la difficulté de garder des preuves si vives pour les
familles des massacrés.
● Le 138 rue Gaston Baratte permet de parler de ce dernier, dont la popularité auprès des
villageois était telle qu’une rue porte désormais son nom. Le médiateur met un visage sur
ce nom et explique que Gaston Baratte avait une entreprise de tissu d’ameublement et
qu’il crée des emplois dans sa commune dans le même temps. Il est aussi à l’initiative en
1929, du club de foot US Ascq, il est membre de l’association des anciens combattants de

