Page 42 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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               départementales”  met  en  relation les deux structures et propose une journée partagée comme

               c’est  le  cas  entre  le  mémorial  et  le  musée  du  terroir  ce  qui  met  l’accent  sur  une  cohésion

               territoriale des structures culturelles pour une offre développée et qui se complète d’un endroit à

               un autre.



                       1.2.   La  Maison   du  Souvenir   de  Maillé
                          ●  Contextualisation

                       Le massacre survenu à Maillé, village de 500 habitants au sud de l’Indre-et-Loire, est l’un

               des massacres de civils les plus importants de la Seconde Guerre mondiale en France. Dans une

               contextualisation d’Occupation, les Allemands sont présents sur la commune et ses horizons dès

               1940.  En  effet,  le  bourg  est  bordé  par  un  axe  stratégique  qu’est  la  ligne  de  chemin  de  fer
               Paris-Bordeaux.  Le  25  août  1944, jour de la Libération parisienne, l’horreur prend place dans le

               village  sans  aucune  justification  militaire.  Le  village  est  presque  totalement  détruit  et  on

               dénombre  124  victimes  de  3  mois à 89 ans. Les Allemands ne s’arrêtent pas là et brûlent 52

               maisons de sorte à ce qu’à leur départ, seules huit maisons tiennent encore debout. Passé sous

               silence par les festivités liées à la Libération de Paris, les victimes sont enterrées dans une fosse

               commune quelques jours suivants le massacre.


                          ●  Choix du lieu

                       Contrairement  à  Oradour-sur-Glane et Ascq, le massacre de Maillé est relativement peu

               documenté  dans  les  années  qui  suivent.  Ce  sont  les  élus  municipaux,  en  juin  1945,  qui

               conviennent de commémorations le 25 août bien que conscients que cette date, semblable à celle

               de  la  Libération  de  Paris,  pourrait  faire  en  sorte que le massacre soit quelque peu invisibilisé.

               Aujourd’hui connu comme village martyr, la mémorialisation suit un procédé totalement différent de

               celui retenu à Oradour ou à Ascq avec la reconstruction totale du village sur les ruines de l’ancien.
               Initiative de l’Etat, les travaux sont financés par une aide de l’Afrique Équatoriale Française (AEF)

               et un couple de milliardaires américains, Kathleen et Girard Hale. Cette reconstruction finalisée

               dans les années 1960 participent à l’oubli total du massacre et le drame de Maillé est largement

               caractérisé  par  sa  discrétion  sur  tous  les  plans  ;  peu  de  personnalités  politiques  prennent  le

               temps de participer aux commémorations et le procès des acteurs du drame est minime. Là où,
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