Page 36 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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               rappel  des  combats  de  1940  qui  mènent,  en  juin,  à  la  capitulation  française  et  le  début  de

               l’Occupation par les Allemands. La date du 6 juin 1944 est relevée pour parler du débarquement

               des  forces  alliées  en  Normandie  et  de  la  préparation  en  amont  des  Allemands.  En  effet,  les

               autorités nazies sont au courant d’une possible coalition alliée mais ne savent pas quand ni où
               celle-ci  va  avoir  lieu.  Pour  s’y  préparer,  le  choix  est  fait  d’envoyer  des  troupes  en  train  pour

               défendre la côte Atlantique. Le tableau global étant ainsi dressé, le médiateur passe au local en

               expliquant que, en réponse aux actions présentées précédemment, la ligne ferroviaire reliant Lille à

               la Belgique est largement sollicitée pour acheminer hommes et matériaux. Dans cette France sous

               l’Occupation,  trois  grandes  tendances  s’établissent  dans  la  population  ;  la  résistance,  la

               collaboration et le reste, majoritaire, qui continue à vivre comme il le peut dans des conditions

               difficiles.  Concernant  Ascq,  la  présentation  continue  avec  le  récit  des  différents  sabotages
               survenus en dehors du village et qui visent les trains de marchandises mais sans grand succès

               avant de passer à la mise en place d’une troisième bombe au niveau de l’aiguillage. Le médiateur

               précise le changement d’ordre des trains et les conséquences de l’explosion sur le train des SS et

               comment  100  hommes  sont  dépêchés  dans  le  village  avec  50  postés à l’endroit du mémorial

               actuel  et  50  autres  divisés  en  quatre  groupes  qui  s’occupent  de  constituer  des  pelotons

               d’exécution avec les hommes du village. La figure d’Elie Derache est également évoquée dans sa

               participation à la fin du massacre et quelques précisions sont apportées sur la temporalité des

               faits. Il y a, dans l’entrée du mémorial, une maquette où le train est représenté qui est utilisée

               comme  support.  Le  contexte  du  massacre  étant  donné,  le  médiateur  constitue  des  équipes
               auxquelles  il  attribue  des  couleurs  et  met  en  place  un  jeu  de  questions/réponses  présenté

               précédemment.

                       C’est  alors  armés  de  tous  ces  enseignements  que  la  deuxième  partie  de  la  visite

               commence  :  la  visite  extérieure  du  village.  Le  médiateur  n’a  pour  support  qu’un  porte-vu

               comprenant quelques photographies mais suit un itinéraire précis dans Ascq. D’abord, aux abords

               du  mémorial,  le  gisant  symbolise  les  victimes.  Il  est ligoté et a les yeux bandés pour montrer

               l’impuissance des victimes face aux nazis. Le rappel est fait sur le lourd bilan du massacre ; 86
               victimes auxquelles on associe les 6 résistants du groupe d’Ascq exécutés en juin 1944. La visite

               en  extérieur implique des arrêts fréquents, il est rappelé au groupe qu’ils doivent respecter les

               habitants et chaque arrêt est ponctué d’informations :
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