Page 34 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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comprendre où chercher les réponses. La finalité étant de sensibiliser les enfants et leur apporter
des connaissances sur le massacre et la Seconde Guerre mondiale d’une façon ludique qui dénote
totalement avec la gravité de ce qui est traité au mémorial. L’interaction entre le médiateur et
l’enfant est facilitée, le médiateur devant aiguiller au mieux les recherches et pousser les
différents groupes à apporter la réponse la plus complète possible. Ainsi, au fil des questions les
enfants apprennent des détails poignants comme l’interdiction complète de parler du massacre
dans la presse, seule une liste des noms avait été publiée et le bouche à oreille faisant son travail,
15 à 20 000 personnes se retrouvèrent aux funérailles. La différence entre la Wehrmacht qui est
l’armée régulière composée de soldats de carrière et les SS qui sont des jeunes soldats n’ayant
jamais combattu et issus des Jeunesse hitlériennes dont ils tirent leur violence, leur manque de
pitié et leur fidélité aux idées nazies. Le dispositif est performant et de nombreux retours positifs
sont à noter du côté des enseignants.
Dans la médiation, il est possible d’utiliser la maquette dans l’entrée du mémorial qui met
en scène le train déraillé du convoi SS dans l’état où il devait être la nuit du massacre. En
appuyant sur un bouton, le visiteur enclenche un dispositif sonore avec des informations sur le
massacre. Pourtant, ce dispositif ne semble pertinent que lorsqu’il est accompagné de précisions
et d’une médiation complémentaire. Il est possible d’interroger sa pertinence pour un visiteur
individuel bien que ce dernier peut se munir d’un audioguide qu’il retire, gratuitement, dès son
arrivée. La question de savoir ce qu’il pourrait être ajouté à cette maquette et à l’audioguide est
vaste, une mise en regard pourra être effectuée avec les différents lieux de mémoire dans la suite
de cet exposé. Force est de constater qu’il y a eu peu de renouvellement sur les vingt dernières
années au mémorial, notamment dans la scénographie ce qui ouvre de grandes possibilités sur ce
qui pourrait être réalisé. Le cheminement vers un dispositif de médiation complet comprend des
tentatives comme un questionnaire donné aux groupes scolaires lors du “parcours mémoriel dans
49
Ascq” . Ce formulaire comprend des questions qui font appel à l’attention des enfants, ils doivent
alors fournir des précisions comme le nom actuel de la rue de la Gare. Interrogé sur ce dispositif,
Quentin Duhem évoque à ce propos qu’il a été partiellement abandonné puisqu’il divisait l’attention
des enfants sur la visite. En effet, ils ciblaient leurs efforts sur les questions du formulaire et non
plus sur le discours global. Pourtant, il représentait une trace écrite de la visite et les enfants
49 Voir annexe 3.

