Page 41 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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               centre  de  la  Mémoire  du  village  qu’il  s’agit  d’une “sanctuarisation des ruines où les pancartes

               invitent le visiteur, devenu pèlerin, à se recueillir en pénétrant dans ce qui fut un lieu de souffrance

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               et  de  martyr” .  L’influence  des  familles,  très fortement marquée à Ascq, est aussi présente à
               Oradour où existe l’Association nationale des familles des martyrs, si bien que de 1953 à 1974 les
               familles s’organisent dans des commémorations où l’Etat, dans une démarche d’amnistie, n’est

               plus le bienvenu. Cette situation n’est pas sans rappeler la détermination des familles ascquoises

               à rejeter la présence des résistants dans les commémorations et à interpeller la municipalité à ce

               propos par exemple.

                       Victimes du temps, les ruines du village martyr sont en danger de disparition et cet état de

               détérioration compromet la pérennité de la mémoire autour du massacre. Ceci explique, en 1999,

               la création du “centre de la Mémoire” d’Oradour-sur-Glane par le conseil général de la Haute-Vienne.
               Une  réelle  entente  est  portée  entre  les  structures  déjà existantes puisque la scénographie et

               l'architecture sont un projet confié à Yves Devraine, scénographe de Mémorial pour la Paix de Caen.

               Finalement, le nouveau bâtiment se présente pour compléter l’histoire silencieuse porté par les

               ruines dans la recherche d’une “non-architecture” qui est considérée comme “déchirant le paysage

               idyllique,  matérialisant  tout  à  la  fois  la  rupture du 10 juin 1944 dans l’histoire d’Oradour et la

               violence de la destruction subie” .
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                          ●  Médiation et valorisation

                       Comme  à  Ascq,  l’accent  est  mis  sur  le  public  scolaire  à  qui  on  propose  de  visiter
               l’exposition  permanente  avec  ou  sans  guide  et  pour  une  durée  1h15  ainsi  que  de  visiter

               l’exposition temporaire. L’exposition permanente est traitée selon une thématique développée plus

               longuement, le choix est laissé aux enseignants. La réalisation d’une visite de l’exposition est un

               choix  fait  à  Oradour-sur-Glane  que  l’on  ne  retrouve  pas  à  Ascq,  mais  cette  visite  peut  être

               complétée par une activité pédagogique qui ne trouve pas de réel équivalent à Ascq. Répertoriées

               sur  le  site  Internet  du  Centre  de  la  Mémoire,  les  thématiques  globales  sont  Archives,  Art  et

               histoire, Histoire et Témoignages avec des activités de 1h à 1h30. Dans la thématique Histoire, le
               choix  est  fait  de  centrer  les  activités  sur  les  programmes  du  collège  et  du  lycée,  pratique

               également réalisée au Mémorial Ascq 1944. De même, une journée “Centre de la Mémoire/Archives


               53  Lieu de mémoire, Village martyr, Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane. https://www.oradour.org/lieu-de-memoire
               54  Ibid.
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