Page 35 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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avaient un souvenir matériel qui pouvait amener à une réflexion postérieure à la visite. Ainsi, une
alternative pourrait être trouvée pour permettre aux enfants de repartir avec une preuve tangible
de leur venue au Mémorial Ascq 1944.
La gestion des musées municipaux étant conjointe, la possibilité de faire des visites
croisées a créé dans le cadre du musée du terroir et du mémorial les journées “civils sous
l’Occupation”. Dans une problématique de cohérence avec les programmes scolaires, cette journée
est plutôt proposée aux CM2 et 3ème. Celle-ci comporte visites et ateliers sur une journée
complète avec une partie réalisée au musée du terroir et l’autre partie au mémorial. Le musée du
terroir pose le contexte en s’attardant sur les conditions de vie des civils sous l’Occupation avec
différents ateliers comme un atelier autour du codage. Les enfants doivent se créer un code
secret, inventer un message en se mettant dans la peau d’un résistant par exemple et écrire, au
porte plume, le message sur une carte postale en respectant le code précédemment imaginé.
Cette journée est l’occasion de créer quelque chose de matériel, une possibilité pas envisageable
directement au mémorial notamment par manque de place pour organiser l’atelier. Ce dialogue
entre les deux structures est innovant et permet de diversifier les découvertes puis garder
l’attention des enfants qui se prennent plus facilement au jeu.
2.2. Exemple d’une visite proposée aux scolaires
Les visites sont assurées par des médiateurs culturels qui opèrent sur les différents musées de la
commune. Pour le Mémorial Ascq 1944, la visite pour les scolaires est orientée pour des enfants
souvent en classe de CM2 pour les primaires et en 3ème pour les collégiens. Composée de deux
parties, la visite est pensée pour durer la demi journée sur une durée totale de 2h30 environ. Le
médiateur commence par se présenter et faire une présentation succincte du musée en annonçant
sa thématique principale : le massacre d’Ascq. Ensuite, on questionne les enfants sur les musées
qu’ils ont pu visiter par le passé, ce qui a motivé leurs visites et leurs connaissances sur le
mémorial en lui-même. On présente la ville de Villeneuve d’Ascq en précisant que ce nom a été
préféré au nom de Villeneuve-en-Flandre justement par l’existence du massacre. Cette
présentation se poursuit avec une remise en contexte de la Seconde Guerre mondiale, ses dates,
les acteurs, leurs positionnements. Rapidement, un focus est fait sur la question française avec le

