Page 38 - Mémoire M1- Patrimoine et Musées- Hasna HATCHI
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la Grande Guerre (dont il est décoré). Il s’occupait aussi de la “soupe populaire”, s'assurant
que les veuves de guerre, surtout, ne manquaient jamais de rien.
● Le médiateur choisit ou non de faire un arrêt à l’église, selon le temps dont il dispose. Il
parle alors du presbytère où le prêtre du village a accueilli une famille d’Hellemmes, les
Averlon, employés de chemin de fer qui s’occupaient de réparer les trains souvent
bombardés. Mais aussi l’abbé Cousin, abattu alors qu’il sortait aider son voisin.
● L’école élémentaire Pierre et Marie Curie est aussi dans le circuit car directement liée au
massacre. Le directeur de l’époque, Fernand Debruyne, a quatre enfants et attend que les
coups de feu cessent pour finalement sortir de chez lui et se rendre dans le champ où le
massacre a majoritairement eu lieu. Les Allemands y ont abandonné les corps et, aidé de
ses fils, il décide de transporter les corps jusque dans le gymnase de l’école. Il n’a qu’une
échelle et est l’un des premiers à se rendre compte de l’ampleur de la fusillade. Le travail
est difficile, le médiateur peut appuyer sur le courage et le sang froid dont a fait preuve
l’homme. C’est à partir du rassemblement des corps que l’identification commence, on
comprend alors que les hommes ne reviendront pas.
● A l’entrée du cimetière, un monument aux résistants qui aurait dû se trouver dans le
cimetière mais face au refus des familles des massacrés, il ne s’y trouve pas. C’est
l’occasion de parler de la place de la résistance à Ascq puis de la rancœur encore très vive
des Ascquois vis à vis du groupe d’Ascq tenu responsable du massacre.
● Dans le cimetière, le carré des massacrés qui compte 44 tombes dans un village très
catholique. Les enfants sont invités à regarder les âges qui ont été inscrits.
La visite se termine par le cimetière pour un retour au mémorial sans faire d’arrêt supplémentaire
sur le chemin.
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2.3 Une portée qui se veut d’abord locale
Lors des commémorations tenues pour le 80e anniversaire du massacre, une exposition
temporaire a été mise en place dans la salle des fêtes de l’école Pierre et Marie Curie de la ville. La
symbolique du lieu est totale ; il s’agit de l’endroit où les corps ont été entreposés juste après le
départ des SS. Cette exposition a voulu faire participer les écoles ascquoises qui ont réalisé des

